Une étude de l’Université de Washington sur l’impact du cannabis pendant la grossesse
L’Université de Washington cherche à évaluer les effets de la consommation de cannabis durant la grossesse. En sept ans, le nombre de femmes enceintes utilisant le cannabis pour traiter les nausées matinales a presque doublé.
Une étude inédite sur la consommation isolée de cannabis
Des chercheurs du Kleinhans Lab à l’UoW ont inauguré l’étude intitulée «Moms + Marijuana», axée sur les conséquences de l’utilisation de cannabis pendant la grossesse sur le développement cérébral des bébés.
Avec l’augmentation récente de femmes enceintes recourant au cannabis pour soulager les nausées, les scientifiques s’interrogent sur la sécurité de cette pratique pour les enfants à naître.
Statistiques révélatrices sur la consommation de cannabis
Une étude de 2017 réalisée par la JAMA a examiné près de 280 000 femmes enceintes en Californie du Nord, révélant une hausse de 3% des utilisatrices de cannabis pour les nausées matinales entre 2009 et 2016, passant de 4% à 7%.
De plus, il existe un écart significatif entre la consommation de cannabis auto-déclarée par les femmes et les résultats des tests toxicologiques, suggérant que le véritable nombre de consommatrices durant leur grossesse pourrait être encore plus élevé.
Les effets du cannabis sur le développement des enfants
Bien que les preuves que les femmes utilisent le cannabis pour atténuer les nausées soient indéniables, l’impact réel sur leurs enfants reste flou. Des recherches antérieures ont été menées, mais souvent en se concentrant sur la dépendance aux substances au sens large, plutôt que spécifiquement sur la consommation de cannabis.
Dirigée par Natalia Kleinhans, l’équipe de recherche du Kleinhans Lab aspire à éclaircir ces zones d’incertitude.
L’importance de l’enquête sur la consommation de cannabis isolée
Dans une interview avec KXLY, Kleinhans a souligné la nécessité d’étudier la consommation pure de cannabis, distinctement des autres substances : «Les études limitées sur l’exposition prénatale au cannabis ont souvent été menées auprès de femmes dépendantes à d’autres drogues.»
«Personne n’a examiné exclusivement la consommation de cannabis. Cette étude comprendra des tests de drogues pendant la grossesse pour s’assurer que les mères ne consomment pas d’autres substances.»
Critères de participation et méthodologie de l’étude
Les chercheurs recherchent des femmes enceintes, âgées de 21 à 34 ans, qui sont à moins de 13 semaines de grossesse. Deux groupes de contrôle seront établis : l’un constitué de femmes consommant régulièrement du cannabis et l’autre de celles qui n’en consomment pas.
Les participantes seront rencontrées à trois reprises pendant leur grossesse pour répondre à des questionnaires et effectuer des tests urinaires. De plus, chaque semaine, elles rempliront des enquêtes sécurisées en ligne sur leur consommation quotidienne de cannabis et d’autres substances ainsi que sur leur humeur et les nausées.
Suivi des bébés et compensation des participantes
Les mères seront également invitées à venir avec leur bébé à l’âge de six mois pour des évaluations comportementales et une IRM, afin d’évaluer l’impact potentiel de la consommation de cannabis sur le développement cérébral. En contrepartie de leur participation, les mères recevront une compensation de 300 $ pour l’achèvement de l’étude ainsi que des images numériques du cerveau de leur bébé, un rapport sur le développement, et une consultation téléphonique avec un psychologue certifié.


