Définition
Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH ou HIV) est un lentivirus, appartenant au sous-groupe des rétrovirus qui modifie les gènes. Il entraîne le syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA), une maladie qui affaiblit progressivement le système immunitaire, permettant ainsi aux infections et cancers de se développer.
En l’absence de traitement, l’espérance de vie moyenne après une infection par le VIH est de 9 à 11 ans, selon le sous-type de virus. Ce virus se transmet par le biais de fluides corporels tels que le sang, le sperme, les sécrétions vaginales, le liquide pré-éjaculatoire ou le lait maternel, où il se trouve à la fois sous forme de particules virales libres et dans les cellules immunitaires infectées.
Le VIH cible des cellules clés du système immunitaire, notamment les lymphocytes T auxiliaires (en particulier les cellules T CD4+), les macrophages et les cellules dendritiques.
Cette infection entraîne une réduction du nombre de lymphocytes T CD4+ par divers mécanismes, y compris l’apoptose (la mort programmée des cellules voisines non infectées). Il y a une destruction directe des cellules infectées, notamment des cellules T CD4+, par les lymphocytes cytotoxiques CD8 qui les identifient. Lorsque le nombre de cellules T CD4+ chute en dessous d’un seuil critique, l’immunité médiée par les cellules est compromise, rendant l’individu plus vulnérable aux infections opportunistes.
Efficacité médicale du cannabis
Une étude récente a révélé que plus de 60 % des patients atteints du VIH/SIDA se décrivent comme « utilisateurs de cannabis médical ». Ces patients rapportent souvent utiliser le cannabis pour soulager des symptômes tels que l’anxiété, la perte d’appétit et les nausées. Une étude a également montré que les consommateurs de cannabis sont 3,3 fois plus susceptibles de respecter leur traitement antirétroviral par rapport aux non-utilisateurs.
Les résultats des essais cliniques montrent que la consommation de cannabis n’affecte pas négativement le nombre de cellules T CD4 et CD8 et peut même renforcer la fonction immunitaire.
En 2007, des chercheurs de l’Université de Columbia ont publié des résultats d’essais cliniques indiquant que les patients VIH/SIDA inhalant du cannabis quatre fois par jour ont connu « une augmentation significative de l’appétit… avec peu de signes d’inconfort et sans altération de la performance cognitive ». Ils ont conclu que « le cannabis fumé présente un avantage médical évident pour les sujets VIH-positifs ».
Études pertinentes
- A pilot study of the effects of cannabis on appetite hormones in HIV-infected adult men (Riggs PK, Vaida F, Rossi SS, Sorkin LS, Gouaux B, Grant I, Ellis RJ, 2012)
- Marijuana use is not associated with cervical human papillomavirus natural history or cervical neoplasia in HIV-seropositive or HIV-seronegative women (D’Souza G, Palefsky JM, Zhong Y, Minkoff H, Massad LS, Anastos K, Levine AM, Moxley M, Xue XN, Burk RD, Strickler HD, 2010)
- Efficacy and tolerability of high-dose dronabinol maintenance in HIV-positive marijuana smokers: a controlled laboratory study (Bedi G, Foltin RW, Gunderson EW, Rabkin J, Hart CL, Comer SD, Vosburg SK, Haney M, 20210)
Les résultats de diverses recherches montrent les impacts potentiels du cannabis sur les personnes vivant avec le VIH, tout en soulignant l’importance de continuer à explorer ces effets pour optimiser les traitements.


